Luis SEPULVEDA (1949-2020) (7 Citations).
![]() |
| Source photo : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lettres-etrangeres/luis-sepulveda-la-fiction-me-permet-de-mieux-connaitre-la-realite-2782080 |
Citations de Luis Sepúlveda. Article publié le 26/01/2026 à 15h06 et mis à jour le 16/06/2026 à 9h34.
"Les colons, attirés par de nouvelles promesses d'élevage et de déboisement, se faisaient plus nombreux. Ils apportaient aussi l'alcool dépourvu de tout rituel et, par là, la dégénérescence des plus faibles. Et, surtout, se développait la peste des chercheurs d'or, individus sans scrupules, venus de tous les horizons sans autre but que celui d'un enrichissement rapide." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, p. 48, Points ; 70).
"Les mouvements d'un infirme sont moins rapides que ses pensées et je me suis retrouvé citoyen de la RDA, enfermé dans une prison à ciel ouvert proclamée paradis socialiste." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Un nom de torero : roman.- Paris : Seuil, 1996, p. 18, Points ; 237).
"Il lisait lentement en épelant les syllabes, les murmurant à mi-voix comme s'il les dégustait, et quand il avait maîtrisé le mot entier, il le répétait d'un trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c'est ainsi qu'il s'appropriait les sentiments et les idées que contenaient les pages." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, p. 35, Points ; 70).
"Ils s'étaient connus enfants à San Luis, un village de la Cordillère, proche du volcan Imbabura. Ils avaient treize ans quand on les avait fiancés et, deux ans plus tard, à l'issue d'une fête à laquelle ils n'avaient pas vraiment participé, inhibés par l'idée de s'être embarqués dans une aventure trop grande pour eux, ils s'étaient retrouvés mariés." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, p. 37, Points ; 70).
"Ils mirent deux semaines pour atteindre le port fluvial d'El Dorado. En bus, en camion ou simplement à pied, ils traversèrent des villes aux coutumes étranges, comme Zamora et Loja, où les indigènes Saragurus s'habillent toujours en noir pour perpétuer le deuil d'Atahualpa." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, p. 38, Points ; 70).
"Les premiers colons commencèrent à mourir. Certains avaient mangé des fruits inconnus ; d'autres étaient pris de fièvres foudroyantes ; d'autres encore disparaissaient dans la panse monstrueuse d'un bon géant qui les ligotait, les triturait et finissait par les déglutir avec une atroce lenteur." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, p. 39, Points ; 70).
"Il passa toute la saison des pluies à ruminer sa triste condition de lecteur sans livre, se sentant pour la première fois de sa vie assiégé par la bête nommée solitude. Une bête rusée. Guettant le moindre moment d'inattention pour s'approprier sa voix et le condamner à d'interminables conférences sans auditoire." (Luis Sepúlveda ; Trad. de l'espagnol (Chili) par François Maspero. Le vieux qui lisait des romans d'amour : roman.- Paris : Seuil, 1995, pp. 58-59, Points ; 70).
















Commentaires
Enregistrer un commentaire