Simonetta GREGGIO (Née en 1961) (8 Citations).
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| @ Photo : Astrid di Crollalanza Source Photo : https://www.etonnants-voyageurs.com/GREGGIO-Simonetta-28054.html |
Citations de Simonetta Greggio. Article publié le 17/01/2026 à 11h25 et mis à jour le 04/09/2026 à 9h40.
"A Acquascura, tout était provisoire, délaissé et en même temps curieusement tenace. Les belles maisons anciennes étaient fermées depuis longtemps, désertées par leurs propriétaires. Eparpillées parmi ces vestiges, d'autres maisons avaient poussé, parfois simplement des premiers étages en briques apparentes avec des statues en plâtre trop blanc dans les jardinets et des lions en fausse pierre accroupis sur les piliers des grilles." (Greggio, Simonetta. L'odeur du figuier : nouvelles. Paris : Librairie générale française, 2017, Nouvelle : Acquascura, pp. 16-17, Le Livre de poche).
"La nuit où on s'est revus -une pleine lune à la fin du mois d'août- a été la plus chaude, la plus vivante, la plus vraie de toutes. J'ai la vie maintenant pour la regretter. Ce sera l'écho de cette nuit-là qui m'interdira longtemps de me laisser aller dans les bras d'un autre. Il m'a épinglée au ciel, je ne sais pas si quelqu'un saura m'y rejoindre et me libérer." (Greggio, Simonetta. L'odeur du figuier : nouvelles. Paris : Librairie générale française, 2017, Nouvelle : Plus chaud que braise, p. 87, Le Livre de poche).
"Dire que mes jours sont comptés ne signifie rien. Les jours de chacun de nous sont comptés. Mais si d'habitude on ne distingue pas le rivage, caché à l'ombre du temps et des circonstances, l'âge et la maladie me rendent ce terme visible. Je rends les derniers soins à ce corps que j'ai bien aimé, et qui m'a bien servi." (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 21).
"Un jour, dans un hôpital, j'ai entendu une bonne sœur au chevet d'un enfant malade demander aux parents d'offrir la souffrance de l'enfant, et la leur, à Dieu. Je l'aurais étranglée. Puis j'aurais offert sa douleur à Dieu." (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 47).
"Je déteste les mariages, aussi bien les miens que ceux des autres. Les miens, pour des raisons qui me sont propres. Et ceux des autres m'emmerdent. La cérémonie, les rites, les gens. Les cadeaux. Pas grand-chose à voir avec l'amour. C'est un contrat qui convient aux deux parties pour différentes raisons. Un besoin d'être rassuré... comme si l'amour pouvait être rassurant. Autant mettre un tigre en cage." (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 48).
"La guerre, c'est non seulement la mort et la dévastation systématiques, mais aussi la victoire des pires instincts. Des instincts qui mènent immanquablement à la ruine de tout ce qui est beau et bon, comme si la seule manière de s'approprier la beauté lorsqu'on s'en sait indigne était sa destruction." (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 59).
"Ce que je veux dire, c'est que je crois que l'amour n'est jamais le même, qu'à chaque fois c'est autre chose, et qu'à chacun on donne, et de chacun on reçoit, un sentiment différent. Je crois qu'il y a autant de sortes d'amour qu'il y a de personnes au monde." (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 72).
"L'écrivain Primo Levi, comme tant d'autres, est passé par l'épreuve ultime du camp de concentration, et en est ressorti vivant. Il s'est toutefois donné la mort, des années plus tard : comment vivre lorsqu'on a détruit votre confiance -ou même votre espoir- dans la vie et dans les hommes ?" (Simonetta Greggio. La Douceur des hommes : roman.- Paris : Stock, 2005, p. 73).

















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