Albertine SARRAZIN (née à Alger, 1937 - 1967) (11 citations).


Citations d'Albertine Sarrazin. Article publié le 09/11/2016 à 23h46 et mis à jour le 11/05/2026 à 13h55.

"Lorsque s'affranchira la terre en paradis

Je languirai pourtant les ivresses finales

Lorsque j'irai m'étendre aux genoux des étoiles

Lorsque j'oublierai la soif et l'oasis." (Sarrazin, Albertine. Lettres et poèmes.- Paris : Librairie générale française, p. 178, Le Livre de poche ; 3106).

"Mes soucis sont des soucis de service, mes joies des joies de service : une petite faveur, une petite réprimande, une petite maladresse... Tout est petit ici, hormis les accros du linge...." (Albertine Sarrazin. Nouvelles de prison.- Les Ed. du Chemin de Fer, 2019, Collection Micheline, Nouvelle Le Laveur, p. 10).

"Mary est un peu sourde, mais elle dort en gendarme beaucoup plus qu'en prisonnière, ça compense." (Albertine Sarrazin. Nouvelles de prison.- Les Ed. du Chemin de Fer, 2019, Collection Micheline, Nouvelle Saint-Jus, p. 34).

"J'ai découragé, dès le départ, tout propos inutilement flatteur ; j'ai fait comprendre que je n'avais pas besoin de tels stimulants pour faire correctement ce qu'on attendait de moi ; on sait en outre que je m'assiste toute seule et que, si je connais les devoirs de la détenue, j'en connais aussi les droits." (Albertine Sarrazin. Nouvelles de prison.- Les Ed. du Chemin de Fer, 2019, Collection Micheline, Nouvelle Saint-Jus, p. 48).

"Toi, dont j'aimais l'amitié, tu as voulu m'encombrer de ton amour. Tu as cru que toi, tu pourrais me greffer des sentiments, me coudre un bout de ton cœur" (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 20).

"Je voudrais rester ainsi, stagnante, tiède, dans le silence où s'élèvent seules nos respirations régulières, sans plus devoir faire les gestes, dire les mots qui nous échangent et nous trahissent ; cette minute est vraie et vivante, je l'étire en éternité..." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, pp. 48-49).

"Mon pied allait refaire ce pourquoi il était fait : se poser devant l'autre, supporter une seconde tout le poids de la carcasse... dire que j'avais marché si longtemps sans y penser." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 120).

"Je ne sais pas forcer les oreilles et les coeurs : il faut qu'on vienne à moi." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 150).

"Jean fuit mes paroles et je fuis ses mains. Il m'aime et cela m'encombre." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 151).

"L'ardeur du soleil s'emmagasine en moi, sans irradier encore : je remonterai bientôt vers les froidures, j'aurai besoin de mon stock." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 164).

"Je me doutais bien de ce que j'allais entendre, mais je ne savais pas que la réalité des mots était si douloureuse, surprenante comme un coup de flingue, assommante, imprévisible." (Sarrazin, Albertine. L'astragale : roman. Paris : Points, 2011, p. 196).

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