Leïla SLIMANI (née en 1981) (43 citations).
Citations de Leïla Slimani. Article publié le 25/12/2016 à 15h et mis à jour le 17/10/2026 à 6h46.
Conseil de lecture des romans de Leïla Slimani : Chanson douce.
Leïla Slimani a reçu le Prix Goncourt 2016 pour son roman Chanson douce paru aux Editions Gallimard.
"Dans les années 1980 et 1990, les pays arabes souffrent. Beaucoup sont des dictatures. Le Maroc subit des ajustements structurels terribles. Et le conflit israélo-palestinien est très présent : on parle de la Palestine tout le temps, y compris dans le milieu francophone où j'ai grandi." (Slimani, Leïla. Leïla Slimani par elle-même. Le Nouvel Obs, 2025, n° 3148, p. 65).
"C'était à la fin des années 1990, j'étais en classe prépa littéraire. J'en garde un souvenir assez poétique, mais aussi triste et brumeux. Paris est une ville froide parce que les gens y sont difficiles à atteindre." (Slimani, Leïla. Leïla Slimani par elle-même. Le Nouvel Obs, 2025, n° 3148, p. 65).
"La première fois que j'ai regardé une terrasse de café, je me suis dit : "Si tu arrives à rester là toute seule toute l'après-midi, tu vas réussir ta vie." C'est stupide, mais au Maroc, les terrasses, c'était pour les hommes. Ca a beaucoup changé, heureusement." (Slimani, Leïla. Leïla Slimani par elle-même. Le Nouvel Obs, 2025, n° 3148, p. 65).
"Le roman permet de voir à travers les yeux d'un autre, de plusieurs autres. Ca résume ma perception du monde : tout est insaisissable, on est condamné à une forme d'incompréhension ; mais c'est ce qui fait que l'autre reste fascinant." (Slimani, Leïla. Leïla Slimani par elle-même. Le Nouvel Obs, 2025, n° 3148, p. 65).
"J'ai toujours vécu dans une famille de médecins. Dans une famille où on parlait beaucoup du corps. Toute petite, j'ai été angoissée par ce corps qui nous échappe. Pour moi, il est évident de commencer à parler de la vie en commençant par le corps." (Leïla Slimani extrait de l'Entretien Littéraire animé par Antoine Boussin et proposé par la Collégiale Saint Martin d'Angers le 08/02/2025 à 14h30).
"J'oublie ce que j'écris. Parfois, pendant des rencontres, je relis un passage. En me disant, ah, c'est marrant. Et c'est moi qui l'ai écrit." (Leïla Slimani extrait de l'Entretien Littéraire animé par Antoine Boussin et proposé par la Collégiale Saint Martin d'Angers le 08/02/2025 à 14h30).
"J'ai été reporter à Jeune Afrique. J'y ai beaucoup appris." (Leïla Slimani extrait de l'Entretien Littéraire animé par Antoine Boussin et proposé par la Collégiale Saint Martin d'Angers le 08/02/2025 à 14h30).
"Etre Arabe dans les années 90, c'était être rattaché au Tiers-Monde. Un territoire abstrait." (Leïla Slimani extrait de l'Entretien Littéraire animé par Antoine Boussin et proposé par la Collégiale Saint Martin d'Angers le 08/02/2025 à 14h30).
"Dans les lettres qu'elle écrivait à sa sœur, Mathilde mentait. Elle prétendait que sa vie ressemblait aux romans de Karen Blixen, d'Alexandra David-Neel, de Pearl Buck. Dans chaque missive, elle composait des aventures où elle se mettait en scène, au contact des populations indigènes tendres et superstitieuses." (Leïla Slimani In Le pays des autres : première partie : la guerre, la guerre, la guerre.- Paris : Gallimard, 2021, p. 30, Folio : 6943).
"Elle a donné le bain au bébé et elle s'est dit que ce bonheur-là, ce bonheur simple, muet, carcéral, ne suffisait pas à la consoler." (Leïla Slimani In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 23, Prix Goncourt 2016).
"Cette nounou, elle l'attend comme le sauveur, même si elle est terrorisée à l'idée de laisser ses enfants. Elle sait tout d'eux et voudrait garder ce savoir secret. Elle connaît leurs goûts, leurs manies. Elle devine immédiatement quand l'un d'eux est malade ou triste." (Leïla Slimani In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 26, Prix Goncourt 2016).
"L'appartement silencieux est tout entier sous son joug comme un ennemi qui aurait demandé grâce." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 36, Prix Goncourt 2016).
"Myriam admire chez Louise cette capacité à jouer vraiment. Elle joue, animée de cette toute-puissance que seuls les enfants possèdent." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 49, Prix Goncourt 2016).
"Elle se sent sentimentale tout à coup. C'est ça qu'être mère a provoqué. Ça la rend un peu bête parfois. Elle voit de l'exceptionnel dans ce qui est banal. Elle s'émeut pour un rien." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 58, Prix Goncourt 2016).
"On la regarde et on ne la voit pas. Elle est une présence intime mais jamais familière. Elle arrive de plus en plus tôt, part de plus en plus tard." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 59, Prix Goncourt 2016).
"Les invités vantent ses prouesses et Paul se met à parler d'elle -"notre nounou"- comme on parle des enfants et des vieillards, en leur présence." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 66, Prix Goncourt 2016).
"[...] Il y a en elle quelque chose de prude et d'enfantin, une réserve, qui empêche Paul de nourrir pour elle un sentiment aussi franc que le désir." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 76, Prix Goncourt 2016).
"En devenant père, il a acquis des principes, et des certitudes, ce qu'il s'était juré de ne jamais avoir. Sa générosité est devenue relative. Ses engouements ont tiédi. Son univers s'est rétréci." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 122, Prix Goncourt 2016).
"Louise se demande ce que Wafa lui trouve. Elle a du mal à croire qu'on puisse chercher sa compagnie avec tant d'ardeur." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 138, Prix Goncourt 2016).
"Quand il parle, il rentre parfois la tête dans les épaules comme une tortue timide." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 145, Prix Goncourt 2016).
"Elle se sent prête parfois à revendiquer sa portion de terre puis l'élan retombe, le chagrin la saisit et elle a honte même d'avoir cru à quelque chose." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 190, Prix Goncourt 2016).
"Louise ne lui dit pas que ce studio n'est qu'un antre, une parenthèse où elle vient cacher son épuisement. C'est ailleurs qu'elle vit." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 193, Prix Goncourt 2016).
"Année après année, il a acquis des studios dans la banlieue parisienne et les a rénovés. Il les loue, pour un prix exorbitant, à des gens qui n'ont pas d'autre choix." (In Chanson douce : roman. Paris : Gallimard, 11/2016, p. 194, Prix Goncourt 2016).
















Commentaires
Enregistrer un commentaire