François NOURISSIER (1927 - 2011) (5 Citations).
Citations de François Nourissier. Article publié le 23/04/2025 à 10h48 et mis à jour le 11/02/2026 à 13h22.
"Je me voyais mal cuisinant pour Lucas. Je n'avais pas compris que d'accomplir ensemble des gestes simples nous eût sans doute l'un et l'autre rendus à une certaine intimité, alors que la répétition du même trajet, les mêmes hésitations devant la même carte et jusqu'à la tête trop familière du maître d'hôtel finissaient par nous donner, à la fois, la sensation que le temps nous coulait entre les doigts et que chacune de nos soirées était interminable, interchangeable." (François Nourissier. La fête des pères : roman.- Paris : Librairie Générale Française, 1985, p. 15. Le Livre de Poche ; 3).
"J'ai peur qu'il n'aille trop loin. Je voudrais nous épargner à tous deux les paroles irrémissibles autour desquelles je le sens rôder." (François Nourissier. La fête des pères : roman.- Paris : Librairie Générale Française, 1985, p. 22. Le Livre de Poche ; 3).
"Je le sais fragile mais je ne comprends jamais la façon qu'a la vie de le blesser." (François Nourissier. La fête des pères : roman.- Paris : Librairie Générale Française, 1985, p. 25. Le Livre de Poche ; 3).
"Elle avait continué après moi d'être la lisse, l'inaltérable silencieuse, à qui le mensonge était si naturel par omission ou sauvagerie, qu'elle ondoyait dans les secrets comme un serpent entre les herbes." (François Nourissier. La fête des pères : roman.- Paris : Librairie Générale Française, 1985, p. 93. Le Livre de Poche ; 3).
"On croit inutile de noter les événements, de dater les souvenirs. On est sûr de se rappeler chaque détail de la vie, qu'en vérité huit jours dissipent à jamais. On se retrouve traînant derrière soi un brouillard d'images et de noms." (François Nourissier. La fête des pères : roman.- Paris : Librairie Générale Française, 1985, p. 120. Le Livre de Poche ; 3).















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