Ernest HEMINGWAY (1899 - 1961) (14 citations).
Citations d'Ernest Hemingway. Article publié le 01/03/2016 à 20h48 et mis à jour le 27/10/2026 à 9h45.
"Mais tandis que le vieux guettait, il vit un thon de petite taille sauter, se retourner et piquer dans l'eau la tête la première. Le thon avait brillé comme de l'argent au soleil. Dès qu'il fut retombé un autre thon sauta, puis un autre encore et bientôt ce ne fut plus qu'une multitude de bonds désordonnés, de bouillonnements d'eau, de longues trajectoires vers l'appât. Les thons l'entouraient de toutes parts." (Ernest Hemingway ; traduit de l'anglais par Jean Dutourd. Le vieil homme et la mer. Paris : Gallimard, 1979, Folio ; 7, p. 42).
"Le vieil homme était maigre et sec, avec des rides comme des coups de couteau sur la nuque. Ces taches brunes de cet inoffensif cancer de la peau que cause la réverbération du soleil sur la mer des Tropiques marquaient ses joues ; elles couvraient presque entièrement les deux côtés de son visage ; ses mains portaient les entailles profondes que font les filins du bout desquels se débattent les lourds poissons. Mais aucune de ces entailles était récente ; elles étaient vieilles comme les érosions d'un désert sans poissons." (Ernest Hemingway ; traduit de l'anglais par Jean Dutourd. Le vieil homme et la mer. Paris : Gallimard, 1979, Folio ; 7, p. 10).
"J'appris, à la même époque, que tout ce qu'on abandonne, bon ou mauvais, laisse un sentiment de vide. Mais si c'était quelque chose de mauvais, le vide se comblait tout seul. Dans le cas contraire, il fallait trouver quelque chose de meilleur pour refaire le plein." (In Paris est une fête. traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, pp. 92-93).
"J'avais déjà appris à ne jamais assécher le puits de mon inspiration, mais à m'arrêter alors qu'il y avait encore quelque chose au fond, pour laisser la source remplir le réservoir pendant la nuit." (In Paris est une fête. traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 99).
"[...] On pouvait omettre n'importe quelle partie d'une histoire, à condition que ce fût délibéré, car l'omission donnait plus de force au récit et ainsi le lecteur ressentait plus encore qu'il ne comprenait." (Ernest Hemingway In Paris est une fête. traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 117).
"Il est des hommes qui portent sur eux la marque du mal comme les pur-sang affichent leur race." (In Paris est une fête. traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 143).
"Découvrir tout ce monde nouveau d'écrivains, et avoir du temps pour lire, dans une ville comme Paris où l'on pouvait bien vivre et bien travailler, même si l'on était pauvre, c'était comme si l'on vous avait fait don d'un trésor." (In Paris est une fête. traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 160).
"Dans l'écriture aussi il y a beaucoup de secrets. Rien ne se perd jamais, même si c'est l'impression que l'on peut avoir sur le moment ; ce qu'on laisse de côté finira toujours par refaire surface et ne fera que renforcer ce qui a été conservé." (In Paris est une fête ; traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 325).
"Ecrire était ce pour quoi j'était né, ce que j'avais fais et ferais encore." (In Paris est une fête ; traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 330).
"Les faits dont on se souvient, jamais on ne pourra les rendre tels qu'ils se sont produits dans la réalité." (In Paris est une fête ; traduit de l'américain par Marc Saporta. Paris : Gallimard, 2011, Folio n°5454, p. 334).
















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