Sylvie TESTUD (Née en 1971) (12 Citations).
Citations de Sylvie Testud. Conseil de lecture du roman Gamines de Sylvie Testud. Article publié le 15/02/2022 à 18h27 et mis à jour le 11/01/2026 à 14h48.
"J'avais beau courir dans tous les sens, les minutes se sont mises à filer plus vite que moi. Les minutes se sont mises à courir n'importe comment dans mon dressing. Le dressing a creusé mon retard." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 26).
"Tout était long et mince sur ce monsieur, je voyais. De face, il ressemblait presque à un homme de profil." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 14).
"Quand je suis seule dans l'appartement, je m'empêche de dormir pour écouter les bruits. J'écoute les bruits qui me font peur et m'empêchent de dormir. Ce raisonnement est incompréhensible. La nuit, je ne peux raisonner autrement." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 39).
"Mon imagination est malfaisante parce qu'elle n'invente jamais de fin heureuse." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 51).
"Cette mauvaise imagination m'engloutit presque systématiquement. Je dois penser que "le pire n'est jamais sûr", que la peur n'évite pas le danger." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 52).
"Je devais mettre mon ardeur à arracher la peur de mon ventre. Mettre mon ardeur à arracher l'angoisse de cette tête si mal faite. Je faisais tout le contraire. Je ne m'apaisais pas. Je m'enfonçais avec ardeur dans ce trouble." (Sylvie Testud. Le ciel t'aidera : roman.- Paris : Fayard, 2005, p. 139).
"Ma mère est déjà lavée, habillée et très active. Elle n'aime pas perdre son temps. Elle est seule avec trois filles. Une maison et une famille à charge. Pas une seconde pour rêvasser." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 34).
"Elle vient se planter juste en face de ma figure. Tout près. Elle ne bouge plus d'un millimètre. Elle fait ses yeux durs, ses yeux en couteau. J'essaie de soutenir son regard en fer." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 40).
"Ma grande sœur pleure en silence. Je ne sais pas comment elle se débrouille pour pleurer si longtemps. Elle trouve que c'est horrible de partir en colonie, comme les enfants abandonnés." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 121).
"Maman aussi, on dirait qu'elle va pleurer, je me dis, quand je la regarde à travers la vitre du car. Elle se tient toute droite, à l'écart des autres parents qui sourient. Ma mère n'est pas pareille. Ma mère n'a pas une tête de parent. Elle a une tête de notre mère. C'est tout." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 122).
"Elle vérifie que son frein à main est bien enclenché. Elle tire dessus comme si elle voulait l'arracher." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 147).
"Je ne respecte aucune loi, aucune règle quand je suis seule. Je passe les frontières dans tous les sens, n'importe comment. Je traite avec l'ennemi et j'en tire un bénéfice non négligeable." (Sylvie Testud. Gamines : roman.- Paris : Fayard, 2006, p. 187).















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