Catherine HERMARY-VIEILLE (Née en 1943) (6 Citations).
![]() |
| Source photo : https://www.letelegramme.fr/morbihan/baden-56870/span-classamorce-catherine-hermary-vieillespan-moi-chevalier-deon-espionne-du-roi-3292008.php |
Citations de Catherine Hermary-Vieille. Article publié le 16/06/2026 à 9h48 et mis à jour le 25/10/2026 à 10h40.
Catherine Hermary-Vieille obtient avec son premier roman, Le grand vizir de la nuit, publié aux Editions Gallimard, le Prix Femina 1981.
"Que savaient les autres du monde dans lequel elle était née ? La nuit leur faisait peur, suscitait des hantises venues du fond des temps. Pour eux, l'obscurité était prison, linceul, les ténèbres un tombeau. Pour elle, elles étaient un monde où abondaient des signes de toutes sortes, d'innombrables sensations." (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, p 27, Le livre de poche).
"La brume se faisait moins dense. Anne découvrait derrière Mathilde des buissons d'épineux, des bandes d'un sable gris parsemé de coquilles vides blanchies par les marées, des galets ou s'incrustaient des lichens." (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, p. 18, Le livre de poche).
"En quatre ans Anne ne s'était pas intégrée à la communauté des habitants de l'île. Quoique toujours volontaire pour repeindre les salles de l'école, participer aux fêtes paroissiales, porter de la soupe aux vieux les soirs de tempête, elle passait pour oisive. Quand on la voyait arpenter la lande, son grand carton à dessin et son étui à pastels sous le bras, on haussait les épaules. Peu avaient eu la curiosité de demander à voir ses œuvres et elle n'en parlait jamais." (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, p 22, Le livre de poche).
"Mathilde et Anne n'avaient échangé que peu de mots au cours de leur randonnée, l'une et l'autre étreintes par l'émotion, l'incapacité d'exprimer ce qu'elles ressentaient en escaladant les sentiers, longeant le rivage où de longues vagues grises venaient se fracasser en contournant les marécages qui semblaient dévorer la morne lumière." (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, p. 24, Le livre de poche).
"Est racheté celui qui ose, pensa Leblanc, celui qui agit, même en mal. Ses paroissiens ne faisaient que survivre dans un monde qui bridait les imaginations, stérilisait les élans du cœur. Cette sécheresse, ce vide n'étaient-ils pas le lot de la majorité des hommes ?" (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, pp. 46-47, Le livre de poche).
"Encore et encore je marche autour de l'îlot. Les touffes d'arbrisseaux n'offrent aucune nuance de couleurs, elles se fondent à la lande et au ciel. Tout est si étrange. Et, cependant, il me semble parfois que ce paysage apaisant est en moi depuis très longtemps, que j'ai toujours connu cette île. J'en viens et j'y retourne." (Hermary-Vieille, Catherine. Le gardien du phare : roman.- Paris : Librairie générale française, 2018, p 58, Le livre de poche).


















Commentaires
Enregistrer un commentaire