Scholastique MUKASONGA (née en 1956) (10 citations).




"Je ne sortais jamais apaisée du confessionnal. Sur la route du retour à la maison, de lancinants scrupules m'assaillaient. Un péché énorme me revenait à l'esprit et il me semblait que c'était le péché le plus énorme, le plus horrible des péchés." (Scholastique Mukasonga In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, pp. 51-52, Folio).

"Nous sortions tout tremblants de la leçon de catéchisme et je tremblais plus encore quand venait le jour de la confession. Toute la nuit qui la précédait, j'étais à la recherche de mes péchés. Je n'en trouvais jamais assez et si j'en récoltais si peu, c'est sans doute que j'en oubliais et que le diable les effaçait de ma mémoire pour me précipiter en enfer." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 48, Folio).


"Longtemps, j'ai cru qu'il n'existait au monde que deux livres, la Bible de mon père et Matins d'Afrique, le manuel de lecture qu'en classe Félicien, notre instituteur, nous distribuait parcimonieusement." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 79, Folio).

"C'est le devoir d'une épouse de suivre son mari, elle n'est pas censée comprendre, elle ne pose pas de questions." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 116, Folio).

"[...]Une femme mariée n'appartient plus à son père, elle appartient au lignage de son époux." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, pp. 116-117, Folio).

"Regarde, dit mon grand-père, les paroles se dissipent comme la fumée du tabac." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 119, Folio).

"Je n'ai plus jamais revu mon grand-père. Mais souvent, je me plais à imaginer qu'il a été accueilli au paradis des Tutsi." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 119, Folio).

"Bien sûr, on voudrait savoir d'où provient le Malheur et surtout qui nous l'envoie." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 127, Folio).

"Avec la mort du cinquième enfant d'Anonciata, chacun eut le sentiment que le Malheur avait décidé de s'établir à demeure sur notre colline et qu'il menaçait tous ses habitants." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 130, Folio).

"Elle n'avait que deux filles, ce qui n'ajoutait guère à son prestige, et son avis, si on le lui demandait, ne compterait guère." (In Ce que murmurent les collines : nouvelles rwandaises. Paris : Gallimard, 2014, p. 133, Folio).

Commentaires

10 Auteurs les plus consultés sur le Blog cette semaine :

Top 10 des auteurs les plus consultés sur ce blog en 2023 :