Boris CYRULNIK (né en 1937) (26 citations).


Citations de Boris Cyrulnik. Article mis à jour le : 10/11/2023.

"Quand on reste prisonnier d'un traumatisme, quand la mémoire figée ne cesse de voir l'image de l'horreur, de la mort imminente, de la sidération psychique, la vie ne peut pas revenir." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 217).

"Quand les régimes dictatoriaux s'emparent des jeunes âmes, il n'est pas rare de voir les enfants s'opposer à leurs parents qui, avec leurs doutes, leurs mises en questions et leurs nuances abîment l'enthousiasme et brisent les rêves." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 12).

"Vous êtes-vous déjà demandé comment un enfant pouvait aimer un salaud ? Il suffit d'ignorer que c'est un salaud et de s'attacher à un papa qui est gentil à la maison et qui s'appelle Mengele, Himmler ou Staline." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 17).

"Après la libération, j'avais 8 ans, je me souviens d'avoir pensé : "Les adultes ne peuvent pas m'aider, il faut que je me débrouille tout seul pour comprendre ce qui a tué mes parents et fracassé mon enfance. Pour donner sens à l'insensé, je dois mettre de l'ordre dans ces images qui s'imposent dans mon âme." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 22).

"On extrait du monde réel ce que notre histoire met en lumière." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 50).

"Nous avons besoin des autres pour nous donner la force de devenir nous-mêmes." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 74).

"Dans un monde sans altérité, je ne peux que me centrer sur moi-même, je suis incapable de prendre un cap." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 74).

"Quand un malheur familial ou social a appauvri la niche sensorielle des 1.000 premiers jours, l'enfant insécurisé perçoit comme une alerte tout ce qui vient du monde extérieur. Si le petit a été précocement sécurisé, il ressent la même information comme un jeu ou une invitation à explorer." (Boris Cyrulnik In Le Laboureur et les mangeurs de vent : liberté intérieure et confortable servitude.- Paris : Odile Jacob, 03/2022, p. 88).

"Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées..." (Boris Cyrulnik In Dialogue sur notre nature humaine ; avec Edgar Morin.- Paris : Marabout, 01/2021, p. 37).

"Chaque livre est un autre monde." (Boris Cyrulnik In La Grande Librairie présentée par François Busnel, France 5,  Diffusée le 16/03/2022).

"Les enfants de ceux qui ont connu la guerre, ont des parents qui sont étranges. Les parents parlent de tout sauf de ce qui fait souffrir. Ils se taisent pour ne pas transmettre l'horreur à leurs enfants. Donc, en ne transmettant pas l'horreur en effet, ils transmettent l'angoisse." (Boris Cyrulnik In La Grande Librairie présentée par François Busnel, France 5,  Diffusée le 16/03/2022).

"Dès que l'on parle, on trahit le réel." (Boris Cyrulnik In La Grande Librairie présentée par François Busnel, France 5, 10/04/2019).

"Dès qu'on parle, on change la représentation de la réalité." (Boris Cyrulnik In La Grande Librairie présentée par François Busnel, France 5, 10/04/2019).

"Quand le lien n'a jamais pu démarrer, quand l'isolement a été précoce, durable, et quand la culture ne propose pas de substitut affectif, la résilience sera très difficile." (Boris Cyrulnik In Les âmes blessées, Odile Jacob, 09/2014).

"Très jeune, j'ai été un petit vieux. La guerre m'avait forcé à me poser des questions qui n'intéressent pas les enfants d'habitude." (In Les âmes blessées, Odile Jacob, 09/2014, Prologue, p. 10).

"Pour chacun, sa théorie apporte une vérité partiellement vraie et totalement fausse. Le drame commence quand, convaincu qu'il est le seul détenteur du savoir, il utilise les armes pour l'imposer aux autres." (In Les âmes blessées, Odile Jacob, 09/2014, Prologue, p. 14).

"Nous nous sentons surhommes parce que nous baignons dans des récits qui racontent les prodigieuses victoires de la science et nous font croire que nous pouvons tout maîtriser." (In Les âmes blessées, Odile Jacob, 09/2014, p. 25).

"Ce qui provoque la boursouflure d'un mot, c'est le chœur des perroquets qui, en récitant tous ensemble le même slogan, font croire qu'ils pensent." (In Les âmes blessées, Odile Jacob, 09/2014, p. 297).

"On n'en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c'est tout. Mais quand le coup provient d'une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation." (In Le murmure des fantômes, p. 20).

"Les carencés rendus hypersensibles à la moindre information affective, peuvent en faire un événement magnifique ou désespérant selon les rencontres que propose leur milieu." (In Le murmure des fantômes, p. 27).

"Partager un malheur, c'est souffrir une deuxième fois, à moins que... A moins que prendre part au récit d'un désastre ne soit justement pas le partager. Parce que le choix des mots, l'agencement des souvenirs, la recherche esthétique entraînent la maîtrise des émotions et le remaniement de l'image qu'on se fait de ce qui nous est arrivé." (In Le murmure des fantômes, p. 61).

"Il est très étonnant de constater à quel point les enseignants sous-estiment l'effet de leur personne et surestiment la transmission de leurs connaissances." (In Le murmure des fantômes, p. 95).

"Le sentiment de liberté intérieure, de capacité à l'autodétermination est une acquisition précoce probablement liée à l'imprégnation de l'attachement sécure." (In Le murmure des fantômes, p. 100).

"Chez les Massai, un enfant n'est jamais seul. Et pourtant il se sent libre et protégé car les adultes lui apprennent à échapper aux dangers qui l'entourent. Dans ce contexte, la sécurisation vient des adultes qui donnent très tôt à l'enfant sa part de responsabilité." (In Le murmure des fantômes, p. 108).

"On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés." (In Le murmure des fantômes, p. 111).

"Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection." (In Le murmure des fantômes, p. 138).

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