John STEINBECK (1902 - 1968) (17 citations).
"La ville s'étalait au fond d'un large estuaire, et ses vieux bâtiments, crépis en jaune, s'accrochaient à la grève. Et sur la grève gisaient les pirogues bleues et blanches venues de Nayarit -entretenues de génération en génération à l'aide d'un revêtement imperméable, dur et nacré comme un coquillage, dont le secret se perpétuait parmi les pêcheurs." (John Steinbeck. La Perle ; trad. de l'anglais par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1987, Folio ; 428, p. 27).
"Autrefois, les ancêtres de Kino avaient été grands inventeurs de chansons ; tout ce qu'ils voyaient, pensaient, faisaient ou entendaient devenait un chant." (John Steinbeck. La Perle ; trad. de l'anglais par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1987, Folio ; 428, p. 12).
"Kino et Juana descendirent lentement vers la plage et gagnèrent leur pirogue -la seule vraie richesse que Kino eût au monde. Elle était très ancienne. Le grand-père de Kino l'avait ramenée de Nayarit, puis il l'avait léguée à son père, et c'est ainsi que Kino en avait hérité. C'était à la fois une possession et la nourriture assurée. Car un homme qui possède une pirogue peut toujours garantir à sa femme qu'elle aura quelque chose à manger. C'est le rempart contre la famine." (John Steinbeck. La Perle ; trad. de l'anglais par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1987, Folio ; 428, p. 29).
"Le grand mur gris de pluie obscurcissait les collines et une sombre lumière métallique en émanait. Les têtes des lupins se penchèrent, lourdes d'eau ; les pétales des coquelicots, battus et arrachés, jonchaient le sol comme des pièces d'or." (In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio ; 861, p. 44)."Norma avait l'air épuisée, sa robe était froissée. On voyait qu'elle aurait l'air vieille bien avant l'âge. Son teint était brouillé et ses mains marbrées. Pour un oui et pour un non, Norma attrapait de l'urticaire." (John Steinbeck In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio : 861, p. 44).
Il était capable de voir, de juger, de contempler et d'apprécier. Juan savait apprécier les êtres, savourer leur compagnie. Alice, elle, ne savait qu'aimer, sympathiser, repousser ou détester. Elle ne voyait, ne faisait aucune nuance en aucun cas." (In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio : 861, p. 46).
"Où qu'il allât, il n'était jamais un homme, mais un membre d'une société, un membre d'un cercle, d'une paroisse, d'une église, d'un parti politique." (In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio : 861, pp. 51-52).
"C'est tout de même étrange que des femmes ne puissent pas s'empêcher de rivaliser, même pour un homme qui ne les intéresse pas." (In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio : 861, p. 232).
"Depuis que Camille lui était apparue, son corps et son esprit se consumaient de désir pour elle, et ce désir partant d'images sensuelles, allait jusqu'au point où, l'ayant épousée, il vivait heureux à ses côtés. A un certain moment, il se sentit presque assez lancé pour en faire l'offre tout à trac, mais l'instant d'après, un simple regard d'elle le fit reculer, tout frissonnant de gêne." (John Steinbeck In Les naufragés de l'autocar ; trad. de l'américain par Renée Vavasseur et Marcel Duhamel. Paris : Gallimard, 1949, Folio : 861, p. 267).
"Si j'étais malin, si j'étais même un peu débrouillard, j'aurais ma petite terre à moi, où je ferais ma propre récolte au lieu de faire tout le travail sans profiter de ce qui pousse dans la terre." (John Steinbeck In Des souris et des hommes, p. 87).
"Y a pas besoin d'avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c'est même le contraire. Prends un type qu'est vraiment malin, c'est bien rare qu'il soit un bon gars." (John Steinbeck In Des souris et des hommes, p. 88).














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